パリ+パリ郊外で放射能除染作業中!!

今日こんな記事を見かけたよ。

記事 = ル・パリジャン紙 (2012年7月31日付)

記事タイトル = 「放射能汚染された家」

何が書いてあるのか?以下、記事読みながらメモってみた。

● その昔、ラジウムを扱っていた企業が入っていた建物で、除染作業は高額で、その為、建物そのものの解体の可能性もある。

● パリ郊外に何千も存在する石臼製の家(Hauts-de-SeineのChavilleに位置する某労働者のお宅)で数週間前より、放射能除染作業が行われている。木製床を取りのぞいての作業+除染作業+再びの床張りで、260000ユーロ掛かる。

メモ = 260000ユーロってグーグルにブチ込んだら、 2 496.91899 万円って出てきた。つまり約2497万円。

● 防護服・マスクを身につけた作業員が、除染作業をしているのは、建物の1階と蔵で、そこには、「汚染・放射線照射の危険性あり」っと書かれた看板が取り付けられている。

● この建物では、戦前、航空用ラジウムダイアルが製造されていた。

● 今回、オー=ド=セーヌ県(Hauts-de-Seine)のシャヴィル(Chaville)に位置する、この建物で作業が行われているが、同じように除染作業が必要だと思われる134件の1件で、その内の80件は、イル・ド・フランス(Ile-de-France)地域圏。これらの箇所は、その昔、ラジウムを扱う研究所があったり、ラジウムを扱う作業をしていた人の住居だったりした場所。

● ウランの微分であるラドンは、第一次と第二次世界大戦中に良く使用され、例えば、化粧用品や、腕時計、掛け時計に蛍光塗料として使われた。

● ANDRA(放射性廃棄物管理のための国家機関)の汚染地区担当のエリック・ラヌさん 「検査が必要な箇所が134件あり、我々が、その内の20件を調査した内の9件が汚染されていました。」

ANDRAのHP = http://www.andra.fr/

● ANDRA(放射性廃棄物管理のための国家機関)の見解 = フランス国内の、このように除染作業が必要となる場所全ての作業を終えるには、最低でも6年は必要。これらの建物やアパートの除染作業にANDRA(放射性廃棄物管理のための国家機関)が要する予算は、12 M€。「コレまでにラジウム汚染が発見されてきた箇所では、その数値は、懸念が必要となるレベルには達していないが、予防原則の下、不要な汚染を受けることは避けるべきである。」

● 「(建物の)所有者に不安を与えないため」パリ市内、パリ郊外で、密かに除染作業が行われている。

● ANDRA(放射性廃棄物管理のための国家機関)が起動するのは、放射能汚染の「可能性」のある建物内で、「バックグラウンド」(注:自然放射能)を超えた場合に限る。

● 今回作業が行われたChavilleに位置する家では、内壁を撤去し、床を剥がさなければならず、汚染主要位置は床板の下だった。数ミリグラムのラジウムの為に、建物からは数十トンの汚染物が発生することとなった。

● この建物に住んでいた住民は、政府の負担で移住済み。

● ANDRA(放射性廃棄物管理のための国家機関)の汚染地区担当のエリック・ラヌさん 「ギフ・シュー・イヴェット(Gif-sur-Yvette)で行った除染作業でも、我々は家主の財産を解体せざるを得ませんでした。ラジウムが家の下にあったので、除染するには、この方法以外なかったのです。」

っと、こんな記事を読んだ後に、歩いてたら、こんな新聞をタバコ屋の前で見かけた。

オリンピックで大活躍のフランス人水泳選手の話題が大きく掲載されているんだけど、見逃さなかったよ、ほら見てや、こんなに小さくラジウム汚染されて現在、「密かに」行われている除染作業の話題も載ってんだよね、ほらね、こんなに小さくね・・・。

以下、ル・パリジャン紙の記事まんま置いておくよ。

Le Parisien – 31/07/2012

Cette maison est radioactive

Parce qu’elles ont dans le passé abrité des entreprises manipulant du radium, des habitations doivent être décontaminées. Une opération coûteuse qui implique parfois de raser l’édifice.

FRÉDÉRIC MOUCHON

CHAVILLE (HAUTS-DE-SEINE), LE 16 JUILLET. Le coût des travaux pour décontaminer cette maison, dont les planchers ont dû être déposés, s’élève à 260 000 €. | (LP/YANN FOREIX.)

 

C’est une maison en meulière comme il en existe des milliers en banlieue parisienne. Impossible d’imaginer qu’au cœur de ce pavillon anonyme de Chaville (Hauts-de-Seine) des ouvriers, cachés des regards extérieurs, procèdent depuis quelques semaines à un chantier de décontamination radioactive.

Ce n’est qu’après avoir poussé la porte d’entrée et passé plusieurs sas hermétiques que l’on découvre, sous une bâche plastifiée, un homme en combinaison de protection, équipé d’un masque filtrant et d’un dosimètre, en train de désosser à la scie sauteuse le plancher du premier étage.
A la cave, un autre ouvrier, lui aussi sous une bulle de plastique, extrait méticuleusement, sur trente centimètres de profondeur, des kilos de terre battue. Au pied de l’escalier, un panneau avertit du « risque d’irradiation et de contamination ». Les lattes de parquet et les gravats n’iront pas à l’arrière d’un camion-benne, mais dans de gros fûts bleus étanches dont la destination finale est un centre de stockage de déchets radioactifs. Occupée avant guerre par un atelier de fabrication de cadrans au radium pour l’aviation, cette maison de Chaville figure sur la liste des 134 adresses « douteuses », dont 80 en Ile-de-France, connues pour avoir abrité un laboratoire ou des artisans ayant manipulé du radium.

Des travaux réalisés en toute discrétion

Dérivé de l’uranium, ce métal extrêmement radioactif fut très utilisé en France pendant la période de l’entre-deux-guerres pour fabriquer des produits de beauté « irradiants », rendre luminescentes les montres et horloges ou enrichir l’eau fraîche en… radon (voir encadré). « Sur les 134 sites qui méritent une visite, 20 ont déjà été diagnostiqués par nos équipes et 9 étaient pollués », explique Eric Lanes, responsable des sites pollués à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

L’Andra estime qu’il faudra au moins six ans pour expertiser l’ensemble des sites français susceptibles de contenir des traces de radium. L’agence dispose d’un budget de 12 M€ pour décontaminer ces maisons ou ces appartements. « Les niveaux de radium détectés jusqu’ici sur les sites pollués n’ont jamais atteint un niveau préoccupant, mais en vertu du principe de précaution nous estimons que toute dose inutile doit être évitée », explique-t-on à l’Andra.

« Pour ne pas porter préjudice aux propriétaires », c’est en toute discrétion que les chantiers sont effectués, l’essentiel des sites à traiter se situant à Paris et en banlieue. L’Andra n’intervient que si elle détecte lors de son expertise initiale des taux de radioactivité supérieurs au « bruit de fond » (NDLR : radioactivité naturelle) dans le logement « suspect ».

A Chaville, les ouvriers spécialisés ont dû faire tomber des cloisons, mettre à nu les murs intérieurs et décortiquer le plancher, la partie polluée étant située sous le parquet. Plusieurs dizaines de tonnes de déchets seront évacuées de la maison pour seulement quelques milligrammes de radium détectés.

Le temps des travaux, évalués à 260000 €, le propriétaire a été relogé aux frais de l’État. « A Gif-sur-Yvette, nous avons dû racheter leur bien à des propriétaires, explique Eric Lanes. Les traces de radium étant sous la maison, nous n’avons pas d’autre choix que de la raser pour dépolluer. »

Cent objets contaminés récupérés par an

De la pommade ophtalmique contenant plus de 9 microgrammes de radium, du rouge à lèvre « sain » aux propriétés « irradiantes », une boîte d’appâts radioactifs censés « attirer le poisson et les écrevisses comme l’aimant attire le fer »… Chaque année, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) récupère une centaine d’objets radioactifs auprès de particuliers, retrouvés au sein de collections privées, dans des brocantes ou des greniers.

Cafetières, montres et produits de beauté

Après la découverte de la radioactivité à la fin du XIXe siècle, il y eut un véritable engouement pour l’utilisation de produits contenant des substances radioactives, le radium étant perçu comme ayant un pouvoir bénéfique à faible dose. L’Andra a récupéré depuis 1999 un millier d’objets potentiellement dangereux, notamment de nombreuses cafetières au radium et de vieux modèles de montres, de boussoles, de réveils aux aiguilles luminescentes. « Avant la guerre, on fabriquait des cosmétiques et des produits au radium pour les bébés et on vous recommandait de boire de l’eau radioactive », explique Eric Lanes, de l’Andra.

Aux Etats-Unis, personne n’a oublié l’histoire des « radium girls », ces ouvrières américaines exposées pendant de longues périodes au radium contenu dans une peinture utilisée pour marquer des cadrans lumineux. Après avoir reçu de fortes doses de rayonnements ionisants dans leur usine du New Jersey en 1917, beaucoup ont développé des cancers de la langue. Certaines avaient pris l’habitude de lécher leur pinceau, imbibé de traces de radium, pour le rendre plus pointu.

http://www.leparisien.fr/societe/cette-maison-est-radioactive-31-07-2012-2108469.php

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: