ふくしま作業員日誌 – Journal intime d’un des décontamineurs de la centrale de Fukushima-Daiichi

東京新聞 2012年5月27日

「ふくしま作業員日誌」、以下、フランス語に訳してみた。

The Tokyo Shimbun – 27/05/2012

Journal intime d’un des décontamineurs de la centrale de Fukushima-Daiichi (Homme – 32ans)

Au mois de mars, nous avons pu louer une maison pas loin de la centrale de Fukushima et enfin on vit ensemble en famille.

Juste après le déménagement, nous étions heureux de nous retrouver à vivre ensemble, on est devenu plus souriant et mon fils qui était bébé a retrouvé son état normal.

Du fait du moindre trajet pour aller travailler à la centrale et aussi du fait de vivre en famille, j’étais soulagé physiquement et psychologiquement.

Mais ma fille a commencé à avoir des difficultés à s’adapter à notre nouvel environnement.

Après l’accident de la centrale de Fukushima, elle a vécu dans différents endroits et ainsi elle a eu du mal à vivre ces divers changements.

Elle est entrée à l’école primaire au mois d’avril mais chaque matin elle pleure avant d’aller à l’école.

Quand elle sourit, cela se voit qu’elle se renforce moralement.

C’était difficile aussi pour nous étant parents, de nous retrouver tous seuls sans connaître personnes ainsi nous n’avons pas réussi à aller parler aux autres parents d’élèves, cela nous a laissé un sentiment de solitude.

C’est là où je me suis rendu compte qu’on ne peut pas vivre sans avoir de relations humaines.

J’ai pensé aussi qu’on pourrait partir vivre dans des préfabriqués où nos anciens voisins vivent depuis la catastrophe, et que cela ferait du bien à ma fille, mais cela voudrait dire aussi que le trajet pour mon travail s’allongerait de nouveau.

Nos voisins sont tous gentils mais quand nous pensons aux enfants, on ne peut pas retourner vivre dans une zone d’avertissement où les taux de radioactivités sont élevés.

Je pense à nous installer pour longtemps dans cette maison mais est-ce que ma fille arriverait à s’adapter cette nouvelle vie?

Moi, j’ai travaillé longtemps dans la centrale, si la centrale ferme, je n’aurais plus de boulot.

En même temps, il est vrai que si cela crée un accident cela veut dire que ça crée aussi davantage des réfugiés comme nous.

Alors que devons-nous faire?

(propos recueillis par Natsuko Katayama)

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