アレから1年、アノ時日本に居たフランス人の今日。

今日こんな記事を読んだよ。

記事はフランス地方新聞ラ・ヴォア・ドゥ・ノー紙。(ラ・ヴォア・ドゥ・ノーは日本語だと、「北の声」という意味。)

昨年3月11日の震災時に、一体何人の外国人の人たちが、どんな体験をしていたのか、何を知って、どう情報を手にして、どんな行動をとったのか?そして、アレから1年、何を思ってらっしゃるのか?

ここに、フランス人の1人の方の体験談を読むことが出来たよ。

以下、あたしの訳で良かったら読んでや。

ラ・ヴォア・ドゥ・ノー紙 2012年3月11日

福島の震災から1年、セバスチャン・エブゾン-ラティンスカさんは忘れていない

福島の震災を体験されたセバスチャン・エブゾン-ラティンスカさん。彼は日本には戻らず、ボルドー市で仕事を見つけた。

|  話題 |

今日、ベルク(Berck)市出身のセバスチャン・エブゾン-ラティンスカさんは、友人達を想い・・・そして、福島原発から近い仙台市に戻った日本の同僚達を想います。調度一年前、彼は福島の近く、仙台に拠点を置く会社で、コンピュータグラフィックスのアニメーションスタジオで静かに働いていました。そして地震が来たのです。彼はソコから避難することが出来、その後日本各地を旅しました。(参照・2011年3月22日の記事) 彼の両親は、数日間の間、息子と連絡不通の状況にありました。

セバスチャン・エブゾン-ラティンスカさんは、日本へ戻りたくありませんでした。「私の同僚は戻りましたが、私は帰りたくはありませんでした。原発の数基の原子炉が破壊された事により、私はソノ危険性は大きいと思います。」っとエブゾン-ラティンスカさん。数日間、ベルク市の両親の家で休んだ後、ボルドー(Bordeaux)市で仕事を見つけました。彼の日本生活は終わったのです。「でも、今でも当時の同僚と連絡は取っています。私は彼らに、フランスで、どんな風に福島のことが報じられているか、彼らを動揺させないために話しません。彼らもアソコに戻るという決断をするのは難しかったのですから・・・。」と。

あの地震から1年だが、あの時のトラウマは今でも変わりない。「あの福島の地震があった以前、わたしは日本で約10回ほどの地震体験をしたことがあったのです。それでも、あの時に受けた衝撃とは比べ物になりませんでした・・・今、こうしてボルドー市に暮らしていて、例えば大きなトラックが通りかかって少しでも壁が揺れると、私はちょっとしたパニックを感じます・・・それ以外は、あの震災以降の悪夢の1週間を忘れたく思ってます。でも、忘れることは難しいです・・・。」っと話すセバスチャン・エブゾン-ラティンスカさんですが、いつか又日本へ行くという可能性は捨ててはいません。それでも、「いつか又、日本に行くのは数年後になるでしょう、あの福島ゾーンには行きませんよ。行ったとしても、おとなしく、(原発事故の)影響を受けてない、あの破壊された原発から遠い、大阪近辺に留めておきます。」

記者 = ファブリス・ルヴィエル

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上の記事の中に(参照・2011年3月22日の記事)っとあったので、その記事も読みに行ってみた。

ほいで訳してみたから、良かったら読んでよ。

ラ・ヴォア・ドゥ・ノー紙 2011年3月22日

セバスチャン・エブゾン-ラティンスカさんにとって、日本(生活)は終わった

日本で大変な1週間を過ごしたセバスチャン・エブゾン-ラティンスカさんは、両親の家で、ようやく安堵できる。

|  ニュースの顔 |

ベルク(Berck)市のセバスチャン・エブゾン-ラティンスカさんは、地震の際、調度仙台に居ました。信じがたい旅をした後、数日前に両親の家に帰ることが出来ました。

記者 = ファブリス・ルヴィエル montreuil@lavoixdunord.fr

あの3月11日唐突に地が大きく揺れるという地震が来て、彼は、まるで当時のトラウマの厄払いをするかのように止め処なく話します。あの日から約10日が過ぎる今でも、彼の目には当時の驚きの様子が残っているようです。セバスチャン・エブゾン-ラティンスカさんは昨年春に日本へ旅立ったのでした。35歳の若い彼は、アニメーションとアニメーショングラフィックの分野で働いています。「私は日本のスタジオに就職が決まって、全てが上手く進んでいて、仕事の契約も延長されたところでした。私は是非日本で仕事をし成功したいと思っていたのです。」っと話す彼。3月11日、彼は仕事中だった時に唐突、地面が揺れ始めたのです。セバスチャンは、その時、それほど動揺はしませんでした。彼が日本に来てからは、最低でも4回は地震を体験していたからです。

しかし、今回のは違った、ただソレだけの事・・・「両親に当時の様子を見せようと思って撮影を始めたりしてました。しかし、揺れは段々と激しくなり、徐々に周りの様子がスローモーションのように見えて、本棚から本が飛び出したりして・・・」っと、この時セバスチャンは、それ程心配することもなしに、建物から出て自宅へ帰りました。彼は付け加えて、(自宅は)「何も変化がありませんでした。道路では、人々が冷静に歩いていました。」と言う。水もなく、電気もない中。セバスチャンは、身内に安心してもらいたいと連絡しようにも出来ませんでした。地球の向こう側の両親は死ぬほど心配で、テレビのニュースを追いかけていました。「私は違いましたね。」と言い、こう続けた。「電気もなく、世界とは切り離された感じでした。現状は、それほどの大惨事には見えませんでした。それどころか、私達は月曜日からは普通に仕事する気でいましたよ!」と。

翌日の土曜日、彼は自宅から数10キロの所まで津波が襲い全てを洗いざらいにされたという事を知る。「それでも、私は未だストレスにはなりませんでした。土曜日から日曜日に掛けての夜、余震が6回来て、テーブルの下で身を守りました。日曜日になると、お店の品が底につき始め、ガソリンも、それにも関わらず、人々は大変冷静なままでした。」 日曜日になって、ようやく彼は両親と連絡を取ることが出来て、両親から原発で問題があると知らされたのです。そんな彼は、あの福島原発から80キロ地点に居たのでした。「両親は私に、とにかく離れろと言いました。私は(在日フランス)大使館の緊急ナンバーに連絡を取りました・・・が、誰も電話に出ませんでした。」 月曜日、日本人の男友達がセバスチャン宅にやって来ました。「彼は私に、放射能がやって来るから、早く逃げた方がいいと言いました。」

こうして、2人は2台の自転車を車に乗せて「どこにも食料はないし、ガソリンだって何処にもない!」状況で、車がパンクするまで走り続けたのです。彼らはアヤマタ空港まで辿り着こうとしたのでした、が、飛行機もなく、ガソリンもなし、レンタルカーも皆無状態でした。そこで、ほんの少しだけ残っているガソリンで、空港が未だ機能している新潟まで辿り着くのですが、ヨーロッパ行きの飛行機搭乗には、9日も待たなければいけないと。そこで、セバスチャンと日本人の友達は、南の方の大阪へ向かうことを決めたのです。

「奇跡的にも、火曜日わたし達はガソリンを調達することが出来ました。その頃には、わたし達は、そろそろ車をあきらめて自転車で移動するかと覚悟が出来ていたのでした。」っと話すセバスチャンは、その後ソウル行きの飛行機に搭乗することが出来、そしてパリへ飛ぶことが出来、両親と再会したのでしたが、友達の方は、大阪の彼の両親宅にとどまりました。「自宅から出た際、ほとんど何も持っていない状態で、殆ど全てがあそこに残されたままです。」っと話すセバスチャンにとって、日本の生活は迷うことなく終了したのです。「たぶん戻ることはないでしょう。とっても危険すぎますからね。で、日本人達は、割と過小評価する傾向にあるのです。」っと話すセバスチャン。セバスチャンは数日間の休養の後、日本のことを全て忘れて、新しい仕事を探し始めます。

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以下、記事まんま。

La Voix du Nord – 11/03/2012

Un an après le séisme de Fukushima Sébastien Ebzant-Ratynska n’a pas oublié

Sébastien Ebzant-Ratynska a vécu le séisme de Fukushima. Il n’est pas retourné travailler au Japon et a retrouvé un travail à Bordeaux.

|  ON EN PARLE |

Aujourd’hui, le Berckois Sébastien Ebzant-Ratynska aura une pensée pour ses copains… et collègues japonais qui sont revenus à Sendaï, près de Fukushima. Il y a tout juste un an, il travaillait tranquillement dans un studio d’animation d’images de synthèse dans une entreprise basée à Sendaï, tout près de Fukushima. Et la terre s’est mise à trembler. Il a réussi à s’en sortir, effectuant un long périple à travers le Japon(voir notre édition du 22 mars 2011). Ses parents sont restés sans nouvelles de lui pendant plusieurs jours.

Sébastien Ebzan-Ratynska n’a pas voulu retourner au Japon. « Mes collègues sont revenus. Moi, non. J’estime qu’avec les centrales nucléaires endommagées, le risque était trop grand. » Après quelques semaines de repos chez ses parents, à Berck, Sébastien a retrouvé du travail, à Bordeaux. Fini le Japon. « Mais je suis toujours en contact avec mes collègues. Je ne leur dis pas ce que j’entends comme informations à propos de Fukushima, venant de France, pour ne pas les perturber. Leur décision de revenir a été difficile à prendre… » Un an après le tremblement de terre, le traumatisme est toujours là. « Avant le séisme de Fukushima, j’avais vécu une dizaine de secousses au Japon. Cela ne m’avait pas plus impressionné que cela… Maintenant, à Bordeaux, quand il y a un camion qui passe dans la rue et qui fait vibrer légèrement les murs, j’ai un début de panique… À part cela, j’essaye d’oublier la semaine terrible que j’ai vécue tout de suite après le séisme. C’est quand même difficile… » Sébastien Ebzant-Ratynska n’exclut pas de retourner un jour au Japon. « Mais cela n’arrivera pas avant quelques années et je ne m’approcherai pas de la zone de Fukushima. Je resterai sagement du côté d’Osaka, qui est resté intact et loin des centrales nucléaires endommagées.

FABRICE LEVIEL

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Montreuil/actualite/Secteur_Montreuil/2012/03/11/article_un-an-apres-le-seisme-de-fukushima-sebas.shtml

La Voix du Nord – 22/03/2011

Pour Sébastien Ebzant-Ratynska le Japon, c’est terminé

Sébastien Ebzant-Ratynska peut souffler chez ses parents, après une semaine très éprouvante au Japon.

|  LE VISAGE DE L’ACTUALITÉ |

Le Berckois Sébastien Ebzant-Ratynska était à Sendaï au Japon au moment où la terre a tremblé. Après un incroyable périple, il a pu rentrer chez ses parents, il y a quelques jours. Récit.

PAR FABRICE LEVIEL

montreuil@lavoixdunord.fr

Il parle sans discontinuer comme pour exorciser le traumatisme qu’il a vécu, le 11 mars dernier à Sendaï, au Japon, lorsque soudain, la terre s’est mise à trembler. Ses yeux en sont encore tout écarquillés, une dizaine de jours après. Sébastien Ebzant-Ratynska était parti au Japon au printemps dernier. Le jeune homme de 35 ans travaille dans le domaine de l’animation et du dessin animé de synthèse. « J’étais embauché par un studio japonais. Tout allait bien, mon contrat venait d’être prolongé. je comptais bien faire carrière au Japon. » Le 11 mars, il est au travail, lorsque soudain, le sol se met à trembler. Sébastien ne s’émeut pas plus que ça. Des tremblements de terre, il en a déjà connu quatre depuis son arrivée.

Celui-là est plus violent, c’est tout… « J’ai même commencé à filmer pour montrer à mes parents. Mais ça a commencé à trembler de plus en plus. Je vois la scène au ralenti, les livres qui sautent des étagères… » Pas plus inquiet que cela, Sébastien quitte l’immeuble et rentre chez lui. « Rien n’avait bougé », précise-t-il. Dehors les gens se baladent dans la rue, très disciplinés. » Il n’y a plus d’eau ni d’électricité. Sébastien, qui veut rassurer ses proches, ne peut envoyer de messages. À l’autre bout de la planète, ses parents qui suivent l’actualité en direct à la télévision sont morts d’inquiétude. « Pas moi, poursuit Sébastien.

Sans électricité, nous sommes coupés du monde. La situation ne nous apparaît pas catastrophique. On était prêt à reprendre le travail lundi !

» Samedi, il apprend qu’un tsunami a tout ravagé à quelques dizaines de kilomètres de chez lui. « Mais là encore, je ne stresse pas. La nuit de samedi à dimanche, je l’ai passée chez moi, sous une table. Il y a eu six secousses. Dimanche, les vivres ont commencé à manquer dans les magasins, l’essence aussi, mais les gens restaient très disciplinés. » Dimanche, il entre enfin en contact avec ses parents qui lui apprennent qu’il y a des soucis avec les centrales nucléaires. Or, il se trouve à 80 km de la fameuse centrale de Fukushima. « Mes parents me disent qu’il faut que je m’en aille. J’essaye de contacter les numéros d’urgence de l’ambassade… mais personne ne répond . » Lundi, un ami japonais arrive chez Sébastien. « Il m’a dit que les radiations arrivaient et qu’il fallait partir, vite.

» Voilà les deux hommes partis en voiture avec deux vélos à l’intérieur, pour continuer une fois la voiture en panne « car il n’y a plus de vivres ni d’essence nulle part ! » Ils essayent de rallier l’aéroport d’Ayamata. Mais il n’y a pas d’avions, ni d’essence, ni de voitures à louer. Avec le peu d’essence qu’il leur reste, ils rallient Nigita où l’aéroport fonctionne encore. Mais impossible de prendre un avion vers l’Europe avant neuf jours. Sébastien et son ami japonais décident d’aller à Osaka, dans le sud du Japon. « Miracle, mardi nous trouvons enfin de l’essence. Nous étions prêts à abandonner la voiture pour continuer à vélo. » tandis que son ami reste chez ses parents à Osaka, Sébastien réussit à avoir un avion pour Séoul, puis vers Paris, où il retrouve enfin ses parents soulagés, « Je suis parti de chez moi avec juste quelques affaires, tout est resté là-bas. » Pour Sébastien, le Japon, c’est bel et bien terminé. « Je n’y retournerai probablement pas. C’est bien trop dangereux. Et les Japonais ont tendance à minimiser la situation. » Après quelques jours de récupération, Sébastien va partir à la recherche d’un nouvel emploi, laissant définitivement le Japon derrière lui.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Montreuil/actualite/Secteur_Montreuil/2011/03/22/article_pour-sebastien-ebzant-ratynska-le-japon.shtml

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