「政府は私たちを見捨てた」 – “Le gouvernement nous a abandonnés”

こんな記事があったよと、教えてもらって読んだわ。

記事 = トリビューン・ド・ジュネーヴ紙、2012年2月25日付

記事タイトル = 「政府は私たちを見捨てた」

以下、記事訳してみたんで、あたしの訳で良ければ読んでや。

トリビューン・ド・ジュネーヴ紙、2012年2月25日付

「政府は私たちを見捨てた」

記者 = メルシオー・オベーソン

福島原発事故から調度一年が過ぎようとしている中、グリーンピース団体が、ジュネーヴに2人の証言者を招待し体験談を講演してもらう企画を予定している。我々トリビューン・ド・ジュネーヴ紙は、彼らたちに会いに行った。

講演会開始の数分前、原発災害のお互いの経験を語り合う、ネモト・サトシさん(左)、ニシヤマ・ユウコさんと娘さん。写真 = ピエール・アルブイ

悲劇の中の静けさと冷静さ。「福島の被災者」である彼ら2人と話しての第一印象だ。しかし、そんな彼らでも、時々伺えた少々緊張した感じや、厳しい言葉を見せ、そこに嘘は無い。あれから1年、感情はそのままで、時々不安な感情や何故?っという想いが襲ってきて、時にソレは怒りとなる。

あの暗黒の日、全て変わった

「3月12日、私は、津波で全てを失った村の人々にスープを作って配ってました。私が居た場所は原発から12キロだったのですが、突然、恐ろしい爆発音が鳴ったんです。」っと、ネモト・サトシさんは、あの全てが変わってしまった暗黒の日の一刻一刻のことを良く覚えています。農業を営んでいるネモトさんは、原発から60キロに住んでいるのですが、あの日は津波被災者の援助に来ていたのでした。「もちろんアノ時、原発事故の重大さには気がついてはいませんでした。その後、テレビで破壊された原子炉の姿を見たのです。テレビからは、放射能、汚染・・・など、恐ろしい言葉が聞こえてきて、でも、私はそれほど不安には感じてなかったんですね。なぜなら、安全対策が直ちに取られることだろうと信じていたからです。」 そして、先ず第一に、原発から避難勧告が出たのは3キロ圏だったので、更に不安に思うことにはならなかったのでした。

「何も言われなかった」

原発から60キロに在住の1人娘を持つ母親、ニシヤマ・ユウコさんは、原発事故の翌日になって事態の重大さを知りました。「女友達がメールをくれて、今すぐ避難してという知らせでした。」っとニシヤマさん、しかし、彼女は、その後5日目になってから、やっと避難をしました、その間待てども、自治体からは何の連絡も出ませんでした。「原発から10キロは危険状況にあるけど、それ以外、何も言われませんでした。ですから、私は危険に晒されているなんて思いもしませんでした。でも、日々、その避難範囲は広がりつつありました。」 そして結果的に、パニックに。ニシヤマさんは、おばさんの居る東京に行き、数日滞在させてもらいました。「自分でアパートを探そうとしたのですが、管理局に自主避難者への資金的援助は出来ないと言われたのでした。援助を受けれるのは、避難勧告が出て避難した人でないといけないと。」 最終的に、ユウコさんは、政府が指定した京都の建物に避難をしました。「でも、こんな場所に避難したのでは、東京で働く夫と会う回数が非常に少なくなるんです。家族で集まってっという場所が、私たちには無くなってしまったのです。」 若い母親は、娘の被曝状況を心配し、「もし始めから、危険だと警告が出されていたら、もっと早く避難できたのに。」と話す。

不安な未来

ネモト・サトシさんは、福島から一度も離れた事が無い。「私の土地、わたしが持ってるものの全てですよ。これを、どうやって見捨てろというんでしょう?」 農業組合長のネモトさんは今日、東京電力と日本政府が、農家に補償をするよう闘っています。しかし、ここでも、東電も政府も、災難の重大さの現実を分かっていないようです。「東京電力は、農家の1人1人に、放射能による被曝被害の状況を証明するように条件を出しているわけです。ソレを、大変難しい報告書に書けと。そして、書いてもろくに読めないような資料で、我々が助けているんだという始末。」 ネモトさんは、こんな状況では、福島県の農家の将来を考えてくれるのか?っと政府に対して悲観的に思っています。「今のところ、私たちには未来の予定も立てられたものではありませんし、人々は原発近辺の土で育った食品には疑いを常に持っているという状況です。」 経済的損失は大きく、自分で自分の首を絞める感があるのです。

スイスに警告

二つの運命は、同じ惨劇に打たれ。ネモト・サトシさんは遺憾と共に、「政府は過去をキレイさっぱりとし一から出だしという感じですが、私たちは、私たち自身の疑問に答えが見つかっていないままの状態なんです。」っと言う。この苦い気持ちは、ニシヤマ・ユウコさんも一緒で、「政府は国民を守りませんでした。政府は私たちを見捨てたのです。わたしは日本という国は、民主主義の手本となる国で、人権が尊重されていると思っていました、が、私は間違っていました。」と話します。ユニ・ドュフーにてグリーンピースが企画したこの講演会では、スイスでも同じような原発事故が起き得るんだと警告するため。反原発団体のフロリアン・カセーさんは、「彼らも以前は、そんな大災難は起き得ないだろうと信じていたのに、それが実際に起きたっという事なんですね。」っと話した。

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じゃあさ、スイスの人たちの原発感って、どうなんよ?っと思ってネットで見てみたら、こんな統計が20minutes紙スイス版に掲載されてるのを、見っけた。

2012年2月13日付の記事で、「69%のスイス人は原発をやめたいと思っている」っというタイトルの記事に掲載されてた。

以下の統計は、スイスの原発エネルギーの未来は?というテーマで行われたもの。

濃い青 = 原発直ちに廃止

赤 = 原発の新設をしない、原発交換も無し

緑 = 原発の新設はしないが、原発交換は有り

紫 = 原発の推進・増設

ちょい薄青 = 無回答

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以下、トリビューン・ド・ジュネーヴ紙の記事まんま。

Tribune de Genève – 25/02/2012

«Le gouvernement nous a abandonnés»

Par Melchior Oberson

A l’approche du premier anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, Greenpeace organise une conférence à Genève où deux témoins racontent leurs expériences. La Tribune de Genève est allée à leur rencontre.

Satoshi Nemoto(à gauche), Yuko Nishiyama et sa fille, quelques minutes avant une conférence où ils partageront leurs expériences de la catastrophe.
Image: Pierre Albouy

Flegmes et dignes dans la tragédie. Voilà les premiers qualificatifs qui viennent à l’esprit lorsque l’on échange un peu avec ces deux «réfugiés de Fukushima». Mais certains gestes crispés, certaines paroles dures, ne trompent pas. Un an après, l’émotion est encore intacte et laisse apparaître en filigrane des sentiments de peur, d’incompréhension. De colère, parfois.

Cette journée noire où tout a basculé

«Le 12 mars, jour de la catastrophe, je distribuais de la soupe à des villageois qui avaient tout perdu lors du tsunami de la veille. J’étais à douze kilomètres de la centrale et une terrible détonation a brusquement retenti.» Satoshi Nemoto se souvient de chaque minute de cette journée noire où tout a basculé. Agriculteur, il réside à soixante kilomètres de la centrale et était venu prêter ce jour-là main forte aux victimes du raz-de-marée. «Je n’ai bien sûr pas réalisé l’ampleur de l’accident à ce moment-là. J’ai ensuite vu à la télévision des images hallucinantes du réacteur dévasté. On entendait des mots effrayants comme radiation, contamination… Mais je n’étais pas trop inquiet, convaincu que des mesures de sécurité allaient être prises immédiatement.» L’évacuation limitée dans un premier temps à trois kilomètres autour de la centrale le conforte dans ce sentiment.

«On ne nous disait rien»

Yuko Nishiyama, maman d’une petite fille et qui vivait alors à soixante kilomètres de la centrale, n’a pris conscience de l’étendue du désastre que le lendemain de l’explosion. «Une amie m’a envoyé un mail qui m’enjoignait à évacuer la région tout de suite.» Mais elle ne s’exécutera que cinq jours plus tard, attendant une confirmation des autorités qui ne viendra pas. «On ne nous disait rien, sinon que seuls ceux qui résidaient à dix kilomètres du réacteur étaient menacés. Je ne me sentais donc pas exposée. Mais tous les jours, ce chiffre reculait.» La panique finit par l’emporter. Elle gagne alors Tokyo, où une tante l’héberge quelques jours. «Je me suis mise à la recherche d’un appartement, mais l’administration refusait d’aider financièrement les «réfugiés volontaires». Seuls les déplacements forcés donnaient droit à une indemnité.» Yuko s’exile à Kyoto, où les autorités mettent à disposition des logements pour les sinistrés. «Mais cette solution ne me permet de voir que très rarement mon mari qui travaille à Tokyo. Nous n’avons plus d’endroit où réunir notre famille.» La jeune maman craint les conséquences des radiations sur sa fille. «Nous aurions pu nous mettre à l’abri plus rapidement, si l’on nous avait prévenus du danger dès le début.»

Un futur incertain

Satoshi Nemoto n’a jamais quitté Fukushima. «Mes terres, c’est tout ce que je possède. Comment pourrais-je les abandonner?» Président d’un syndicat d’agriculteurs, il lutte aujourd’hui pour que l’exploitant de la centrale défunte Tepco et les autorités politiques dédommagent les paysans. Mais là encore, l’entreprise et l’administration semblent ne pas bien saisir la réalité de la calamité. «Tepco exige de chaque agriculteur qu’il prouve lui-même les dégâts causés par les radiations, et ce à travers des formulaires extrêmement compliqués. Nous les aidons à venir à bout de ces documents illisibles.» Il se désespère que le gouvernement prenne un jour en main le futur de l’agriculture à Fukushima. «Nous n’avons pas de perspective d’avenir pour le moment, et les gens se méfient toujours des aliments produits par la terre proche de la centrale.» La perte financière est grande, la sensation d’être livré à soi-même meurtrissante.

Alerter en Suisse

Deux destins frappés par un même fléau. Satoshi Nemoto déplore «la volonté du gouvernement de faire table rase du passé, alors que nous n’avons toujours pas eu de réponses à nos questions.» Un constat amer partagé par Yuko Nishiyama. «Le gouvernement ne s’est pas préoccupé du peuple. Il nous a abandonnés. Je croyais le Japon un exemple de démocratie et de respect des droits de l’homme. Je m’étais trompée.» La conférence, organisée par Greenpeace à Uni-Dufour, vise à alerter les esprits face à la reproduction d’une pareille catastrophe en Suisse. «Eux aussi considéraient impensables qu’un tel cataclysme survienne. Et pourtant, c’est arrivé», déclare Florian Kasser, en charge de la campagne anti-nucléaire du mouvement.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Le-gouvernement-nous-a-abandonnes/story/10926266

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追記

47NEWS (共同通信) 2012年2月28日

自主避難の妊婦と子は60万円 東電賠償、指針より増額

東京電力は28日、福島第1原発事故で福島県の23市町村から実際に自主避難した場合の賠償について、妊婦と18歳以下の子どもには原子力損害賠償紛争審査会の指針より20万円増額し、昨年12月末までの損害分として1人当たり60万円を支払うことを決めた。3月中に賠償金の支払いを始める方針。同日午後に発表する。

自主避難者には実費の賠償を求める声が強いが、東電は請求手続きで避難者の事務負担が重く、賠償金の支払いも遅くなる可能性があることを考慮。自主避難したことで生活費の大幅な増加が見込まれる妊婦と子どもについてのみ、一律20万円を上乗せすることにした。

http://www.47news.jp/CN/201202/CN2012022801001650.html

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