「脱原発」より「脱サルコジ」? – Plutôt “Sortir de Sarkozie” que “Sortir du nucléaire”?

Nicolas Sarkozy : “Le nucléaire, c’est un choix écologique”  (devant le Sénat français – 5 juillet 2005 )

ニコラ・サルコジ 「原発は環境に優しい選択枠です。」 (2005年7月5日、フランス上院にて)

次期大統領選挙の話題で盛り上がりを見せつつあるフランス今日この頃。

先日、社会党から誰が正式に出馬するのか?の戦いがあり、それは、フランソワ・オーロンド氏 vs マルティーヌ・オブリーだったんだけど、結局オーロンドが56%の得票率で勝利。

オブリー氏は最近、力のこもった宣言と共に、「脱原発」へと強く発言していたけど、今回、結局は、「原発」や「原発問題」に、割と中途半端な立場を取っているオーロンドが出馬することに最終的には決まって、サルコジに勝つ為には、オブリーではなくオーロンドっていう風潮なんだと思うけどさ・・・。

今、フランスの人々には、「脱原発」よりも一刻も早く「脱サルコジ」したい人が多い結果こうなったのかもしれないと思うよ。

まずは、サルコジから脱出して、それで「脱原発」だという分けね、で、そして、その「サルコジ」という怪獣をブチ倒す為には、オブリーという「盾」では「サルコジ軍団」に押しつぶされてしまうだろうと、だからオーロンドという「盾」を出した方が強力性はあると、ま、そういう事だな。

このような結果を見た、欧州エコロジー・緑の党の2012年仏大統領選挙の候補者である、エヴァ・ジョリー氏のインタビューが、10月18日付のル・モンド紙に掲載されていた。

で、記者の 「大統領選で、もしフランソワ・オーロンド氏が脱原発について触れない場合、どうなると思いますか?」 っとの質問に答えるジョリー氏の回答は、以下。

エヴァ・ジョリー氏 : 「そういう事になるとすると、『ふぬけの左翼』どころではなく『狂った左翼』ということになるでしょうね。ところで、今晩私は福島へ発つんですよ、このような大災害の後、未だ原発に固執するというのは無責任です。」

って分けで、エヴァ・ジョリー氏は来日、福島訪問をする為に旅立ったよ。

エヴァ・ジョリー氏の公式HPによると、来日スケジュールは10月19日(水)から23日(日)まで。

そうそう、ところで、タイトルの Sarkozie やけど、うんうん分かってるってば、違うって言いたいんやろ?正しい表記は、Sarkozy やって言いたいやろ?

1度は、Sarkozy っと書いたけど、その後 Sarkozie にしたんだよね。

つまり、「サルコジ」っという名の国とか、「ランド」、ディズニー「ランド」みたいに、サルコジ「ランド」ね・・・で、そういう意味合いを強調するべく、Sarkozy ではなく、Sarkozie にした。

「サルコジ共和国」みたいな感じで、もはや、「ラ・フランス – La France」ではなく、「ラ・サルコジ – La Sarkozie」ってことだわな。

で、これまた、発音も最後は「ジ」(zy -zie)で被るので、調度良かったという感じで、バチコ——んっとキマった☆感じになるんだわ、コレがさ、ま、キマりすぎて、あたしは吐くけどねっ!!!

Sarkozie コレは、あたしが決定したのではなく、もはやル・モンド紙が既に公式に使っている表記で、可也「強い表現」というか、批判的な表現だよっ。

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Le Monde – 18/10/2011

Eva Joly : “La gauche serait folle de ne pas sortir du nucléaire”

Désignée candidate d’Europe-Ecologie-Les Verts en juillet, Eva Joly prévient les socialistes qu’ils devront prendre des engagements clairs sur la sortie du nucléaire et la réforme des institutions pour pouvoir former un gouvernement de coalition avec les écologistes.

L’ancienne juge d’instruction s’en prend également à la “République des amis et des obligés”, mise en place, selon elle, par Nicolas Sarkozy. La candidate écologiste estime que le chef de l’Etat “doit venir témoigner devant les juges” dans l’affaire Karachi.

François Hollande, candidat désigné du PS, n’a pas parlé de sortie du nucléaire comme vous l’exigiez, et ne vous a fait aucune concession pendant l’entre-deux tours de la primaire. Etes-vous pessimiste pour la suite des négociations avec les socialistes ?

Mettons les choses au clair. C’est une primaire socialiste qui vient d’avoir lieu. Pas le premier tour de l’élection présidentielle. Je félicite François Hollande de sa victoire mais après la question des personnes, vient le temps des projets. Mon rôle n’est pas celui des marchandages avec la gauche, mais de porter mes valeurs et mes propositions devant les électeurs.

Les écologistes ont majoritairement soutenu Martine Aubry. Pour vous, François Hollande, est-ce la “gauche molle” ?

Je me garderai bien d’employer ces adjectifs. Ce n’est pas à moi de juger les socialistes entre eux. A propos de la social-démocratie, je parlerais davantage d’une “gauche ancienne”, qui croit encore au toujours plus. Je pense que les écologistes portent des réponses plus adaptées à notre temps. Le renouveau, c’est nous.

Que se passera-t-il si François Hollande ne se prononce pas pour une “sortie du nucléaire” ?

Pour le coup, ce ne serait pas la “gauche molle” mais la “gauche folle”. Je me rends ce soir à Fukushima : après une telle catastrophe, ce serait irresponsable de persister dans le nucléaire.

Vous parlez beaucoup de VIe République, d’éthique. Est-ce bien ce que les électeurs attendent d’une candidate écologiste à la présidentielle ?

Le premier chantier écologique, c’est de dépolluer la République. Si on veut s’attaquer aux maux de la planète, il faut mettre en place une République exemplaire et redonner le pouvoir aux citoyens. Je veux une République de la parité, de la proportionnelle et du droit de vote pour tous.

Un accord doit être signé entre vos deux formations en novembre. Quels sont les points sur lesquels vous ne transigerez pas?

Il faudra présenter un calendrier de sortie du nucléaire, l’abandon de certains grands travaux devenus absurdes comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Il faudra aussi de profondes réformes, comme l’introduction de la proportionnelle. Je ne serai pas ministre dans un gouvernement qui n’inscrit pas ces réformes tout en haut de son programme, et aucun membre d’EELV ne le sera non plus.

Depuis quelques mois, les “affaires” mettant en cause des proches du chef de l’Etat se multiplient, comment l’expliquez-vous ?

Ces “affaires” qui polluent notre vie politique ne constituent pas, hélas, un phénomène récent. Rappelez-vous Urba, Elf, la mairie de Paris, les frégates de Taïwan, Karachi… Le cas Chirac est emblématique : il a distribué des prébendes comme maire de Paris, n’a pu être poursuivi du fait de son immunité présidentielle, puis, au moment de le juger, le parquet, aux ordres du pouvoir, a plaidé en sa faveur !

Pourquoi n’arrive-t-on pas à se débarrasser de ce fléau ?

Pour en finir avec les affaires, il faudrait avoir le courage de mettre un terme à cette insupportable connivence entre le politique et le judiciaire. Il est inadmissible que le parquet soit aujourd’hui aux mains de l’Elysée.

Le phénomène s’est-il encore aggravé ?

Oui, et c’est pour lutter contre ça que je fais de la politique ! Nicolas Sarkozy n’hésite pas à nommer ses copains où bon lui semble, les conflits d’intérêts sont devenus la norme. Sans compter qu’aucun pays au monde n’est marqué par une telle confusion entre le pouvoir, les médias et la commande publique. C’est la République des amis et des obligés.

Vous estimez donc que le sentiment d’impunité règne au sommet de l’Etat…

Oui. Gérard Longuet est devenu ministre de la défense, alors que les non-lieux dont il a bénéficié sont simplement dus à un découpage astucieux des dossiers le visant. Même chose pour les hauts fonctionnaires. Le procureur Courroye est toujours en place, comme le patron de la DCRI, Bernard Squarcini [le directeur central du renseignement intérieur a été mis en examen lundi 17 octobre]. Ils sont indéboulonnables, étouffent les affaires, sont décorés par le chef de l’Etat.

Faut-il mettre en place des lois plus strictes ?

Il faut créer en France une procédure d'”impeachment” [procédure qui permet, aux Etats-Unis, de destituer le président], c’est-à-dire mettre fin à l’immunité du président de la République, et reprendre les idées de Martin Hirsch en matière de conflits d’intérêts. Enfin, tout homme politique mis en examen doit être mis à l’écart. Je suis pour une inéligibilité pendant dix ans de tout responsable politique qui aura été condamné pour blanchiment ou corruption.

Les magistrats peuvent-ils travailler sereinement dans ce climat ?

Le pouvoir n’a pas eu la peau des juges d’instruction. Heureusement. Regardez, dans l’affaire Bettencourt, les moyens utilisés par Philippe Courroye pour poursuivre ceux qui ont courageusement révélé des délits, comme l’ex-comptable Claire Thibout, plutôt que les coupables. C’est du jamais vu, une honte absolue pour la magistrature française. Il s’agit de détourner les institutions pour protéger Nicolas Sarkozy. Et Philippe Courroye est un instrument au service du chef de l’Etat.

Soutenez-vous la juge Isabelle Prévost-Desprez, dont les propos mettant en cause Nicolas Sarkozy et le procureur de Nanterre Philippe Courroye ont fait scandale ?

Bien sûr. Je connais bien cette femme, elle est travailleuse, courageuse et intelligente.

Nicolas Sarkozy s’était pourtant fait élire sur le thème de la “République irréprochable” ?

L’exemplarité en politique ne se décrète pas, elle se prouve. Qui est Sarkozy ? Son parrain politique n’est autre que Charles Pasqua. Ses meilleurs amis s’appellent Patrick Balkany, Brice Hortefeux, Thierry Gaubert, Nicolas Bazire, tous impliqués dans des scandales…

Nicolas Sarkozy est-il personnellement impliqué dans les dossiers Karachi ou Bettencourt ?

Je n’ai pas, contrairement au chef de l’Etat, eu accès au dossier judiciaire. Mais qui peut croire que son nom ne serait pas cité dans le dossier Karachi ? Un rapport de la police luxembourgeoise dit clairement qu’il a approuvé la création d’une société off shore, Heine, destinée à véhiculer les commissions, puis les rétrocommissions. Dans l’affaire Bettencourt, son nom est également cité à de multiples reprises. Nicolas Sarkozy doit venir témoigner devant les juges. Si j’étais présidente, je mettrais fin à cette idée que le président doit être au-dessus des lois.
Propos recueillis par Anne-Sophie Mercier, Gérard Davet et Fabrice Lhomme

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/18/eva-joly-la-gauche-serait-folle-de-ne-pas-sortir-du-nucleaire_1589458_823448.html

AFP通信社 2011年10月17日

仏社会党、次期大統領選の候補にオランド氏を選出

フランス最大野党・社会党は16日、来年の大統領選に向けた公認候補を決める予備選の決選投票を行い、フランソワ・オランド(Francois Hollande)前第1書記(57)を選出した。

オランド氏とマルチヌ・オブリ(Martine Aubry)第1書記(61)との間で争われた決選投票で、オランド氏は約280万~300万票中の200万あまりを獲得する56%の得票率で勝利。オブリ氏も敗北を認め、大統領選でオランド氏を支援すると宣言した。

オランド氏は、勝利演説のなかで「これは民主主義の大きな勝利だ」と述べ、フランス初の米国の開放型で行われた予備選挙(オープンプライマリー)をたたえた。

同方式によって候補に選ばれたことで、絶対的な信任を得たいオランド氏は、「フランスの夢を取り戻したい」との抱負を述べ、そのために原点回帰を目指す政策が必要だと強調。他者に敬意をはらい対話を重視する候補となりたいと、決意を語った。

次期大統領選には、中道右派与党のニコラ・サルコジ(Nicolas Sarkozy)現大統領も出馬するとみられている。だが、最近の世論調査は、いずれもサルコジ大統領が左派候補に敗れる可能性を示唆しており、オランド氏は、これを弾みづけとして、選挙運動に臨む。(c)AFP/Dave Clark

http://www.afpbb.com/article/politics/2835467/7942535?utm_source=afpbb&utm_medium=topics&utm_campaign=txt_topics

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