Propagande de la diplomatie japonaise

Libération – 17/08/2011

Une lettre de l’ambassade du Japon à Paris

A la suite de la diffusion par Liberation.fr d’une vidéo sur une réunion d’habitants de Fukushima, l’ambassade du Japon a souhaité apporter des précisions concernant l’action du gouvernement japonais sur place.

Monsieur le Rédacteur en chef

Après la lecture de l’article et le visionnage de la vidéo

(http://www.liberation.fr/terre/06013968-a-fukushima-les-habitants-veulent-des-reponses) que vous avez publiés sur votre site internet en date du 27 juillet 2011 sous le titre « A Fukushima, les habitants veulent des réponses », il m’a semblé que ces derniers pouvaient induire vos lecteurs en erreur sur les mesures prises par les autorités japonaises pour rétablir la situation. Permettez-moi donc d’apporter des précisions quant à la situation actuelle au Japon.

Il est évident que le public doit être informé de la situation dans les zones sinistrées par différentes sources. Mais il est tout aussi essentiel d’appréhender correctement les actions menées sur place afin d’éviter tout risque de malentendu. C’est pourquoi je souhaiterais que cette lettre puisse être publiée sur votre site internet.

Le gouvernement japonais consacre actuellement tous ses efforts pour venir en aide aux populations réfugiées du département de Fukushima, pour les prévenir des risques possibles d’irradiation et pour veiller à leur bonne santé. Nous sommes loin de la situation décrite dans la vidéo sous-titrée en anglais intitulée «Japanese government killing its own people in Fukushima» que vous présentez sur votre site.

En outre, cette même vidéo montre des habitants demandant aux autorités locales que les zones où ils résident soient comprises dans les zones d’évacuation. Concernant l’établissement des zones d’évacuation, la situation sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi n’étant pas complètement rétablie, les autorités japonaises continuent à l’heure où nous parlons de désigner des zones d’évacuation planifiée et préparée en adoptant les normes formulées par l’ICPR (CIPR) pour la protection des populations en cas de situations d’urgence nucléaire.

Le gouvernement appelle également les gens résidant hors des zones d’exclusion à évacuer volontairement leurs logements s’ils estiment ce choix préférable. Ces personnes bénéficient de toutes les aides fournies par l’État, comme l’attribution de logements temporaires (y compris des locations privées) tel que fixée par la Loi de Secours en cas de Catastrophes naturelles (« Disaster Relief Act »).

D’autre part, on peut également voir sur cette vidéo un représentant officiel refuser la demande de personnes présentes de tester des échantillons d’urine de leurs enfants. Permettez-moi tout d’abord de préciser que l’officiel présent était un responsable du bureau local de gestion des situations d’urgence nucléaire et que son refus était dicté par l’impossibilité physique d’effectuer directement sur place les tests demandés.

Je souhaiterais également insister sur le fait que les autorités du département de Fukushima ont mis en place une campagne de contrôle médical auprès de l’ensemble des  personnes résidant dans la préfecture de Fukushima depuis le 11 mars 2011, afin de dissiper leur crainte, garantir leur bonne santé et préserver leur confiance. En fonction des résultats obtenus lors de l’examen médical de base comprenant un questionnaire médical, des tests d’urine et des analyses plus poussées seront effectués sur les habitants en présentant la nécessité.

Enfin, concernant la vidéo

que vous présentez dans votre article comme étant disponible sur le site «Time Out Tokyo» et montrant une mère critiquant l’environnement à risques dans lequel évolue ses enfants, les mesures du niveau d’exposition aux radiations des enfants et des femmes enceintes feront partie intégrante des examens effectués durant les campagnes de contrôle citées précédemment. Des études préliminaires sont d’ailleurs d’ores et déjà menées dans certaines zones. En outre, les membres du gouvernement prennent des mesures destinées à réduire les taux de radiations dans les espaces de vie enfantine. Plus concrètement, le gouvernement apporte son soutien financier aux mesures anti-radiation prises par les responsables dans les cours des écoles affichant des taux de radiation ambiante supérieurs à 1 mSv/h, ainsi que par les collectivités locales dans les parcs et le long des chemins d’écoles.

Malgré tout, le gouvernement japonais fait aujourd’hui son possible pour aider les populations sinistrées, les prémunir des risques d’exposition aux radiations et veiller à leur bon état de santé. Nous espérons pouvoir compter sur votre collaboration pour en informer vos lecteurs.

Veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur en chef, mes salutations distinguées.

Fumio SHIMIZU

Directeur du Service Culturel et d’Information de l’ambassade du Japon à Paris

http://www.liberation.fr/monde/01012354630-une-lettre-de-l-ambassade-du-japon-a-paris

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Quelle pauvre lettre et quelle propagande pour faire croire aux lecteurs français que le gouvernement s’occupe bien des sinistrés et des victimes des accidents nucléaires de Fukushima.

Nous pouvons également apprendre par cette lettre que cet ambassadeur Mr. Shimizu ne maîtrise pas les mesures radioactives.

Il écrit : “Plus concrètement, le gouvernement apporte son soutien financier aux mesures anti-radiation prises par les responsables dans les cours des écoles affichant des taux de radiation ambiante supérieurs à 1 mSv/ h, ainsi que par les collectivités locales dans les parcs et le long des chemins d’écoles.”

1 mSv ( = 1000 µSv) par heure? Vous vous rendez compte mesdames, messieurs?

Cela veut dire : 24 mSv par jour !!!

20 mSv / an = la limite de la dose radioactive pour les travailleurs des centrales nucléaires !!!

Et puis pourquoi il ne dit pas que le gouvernement japonais a augmente le seuil de la norme pour les écoles de 1 mSv par an (la loi japonaise) à 20 mSv par an et que le ministre de l’éducation même l’a validé. C’est ainsi que le ministre de l’éducation annonce qu’à son avis en dessous de 3,8 µSv par heure il est possible de pratiquer une activité en extérieur avec les enfants.

Pourquoi Mr. Shimizu ne parle-t-il pas de la norme de sécurité alimentaire que le gouvernement a changée après le 11 mars 2011.

Et c’était pourquoi déjà “Les résultats des tests de rayonnement des enfants ont été supprimés” ?

Cet ambassadeur finit sa lettre en disant “Nous espérons pouvoir compter sur votre collaboration pour en informer vos lecteurs.”, mais est-ce bien le rôle d’un journal comme libération de véhiculer la propagande mensongère du gouvernement japonais?

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