福島県民のS.O.S – S.O.S de Fukushima

Metric “Combat Baby” (2003)

メトリック 「戦闘ベイビー」 (2003年)

2011年7月5日、フィガロ紙(Le Figaro)の「福島県民は避難を要請している」(Des habitants de Fukushima réclament leur évacuation)っという記事を、まんま載せておくぅ。

タイトルの下に太文字で、こう書かれている。

Plus de trois mois après la catastrophe, la radioactivité constatée à Fukushima dépasse déjà celle qui avait entraîné l’évacuation de la zone autour de Tchernobyl. 

大災害から3ヵ月後、福島で検出されている放射線線量は、チェルノブイリの避難宣告を受けた地域のソレを上回っている

記事内では、「子どもの尿からセシウム」問題、「子どもに年間20ミリシーベルトOK」問題、「松本復興担当大臣暴言辞任」問題、「新たなホットスポット伊達市」問題についても、「シッカリ」と触れられている。

ここまで意識して、あたしが「シッカリ」と書くのには、理由があるよ。

例えば、フランスの大手メディアは、「20ミリシーベルト」問題に、ズぅぅぅううううっと、あたしがイライラするぐらい触れてこなかった期間が、ぶっ飛ぶほどに長いから。

飯舘村に関しても、イライラしてぶっ壊れそうになったぐらい、フランスメディアは伝えてこなかった期間が長かった。

伝えたと思ったら、いいだて – Iidate って書いてるし・・・「いいたて – Iitate」だって言ってんだろがっっっ!!!

あと、ハッキリ言うけど、高木文科大臣っ、松本(元)復興担当大臣っ、記事の中で、貴方たちは「名前」で書かれてないんだよ。

ただ、「大臣」とか「日本政府」とかって書かれ方してんだよね、つまり、「高木 – Takaki」とも「松本 – Matsumoto」とも、この記事には書かれてないわけ。

この意味、分かる?

さまざまな記事では、普通は「シッカリ」名前が書かれるわけだ、だけど、貴方たちの名前は書く価値も無かったんだと、あたしはそう見て、理解した。←ま、ココでの話だから、詳しく言えば、記者キャロリンヌ・ブルヌォ(Caroline Bruneau)氏は、名前を書く価値なしって評価を下したと思えるよ。

「大臣」という人が、名前で書かれないってのは、珍しいよ、あんま見たことない、マジで。

あまりにも、ドン引きな分けさ、内容が、内容なだけにさっ、言ってる意味、伝わってますかぁぁぁあ?

普段、フィガロ紙が、あんま好きではない・・・そんな、あたしだが、この記事は可なり☆好感度☆高かったぁ!!

それは、フィガロ紙がどうこうではなく、書いた記者キャロリンヌ・ブルヌォ(Caroline Bruneau)氏が良い仕事しただけだと思うけど。

じゃぁぁぁあああああねっ☆

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Des habitants de Fukushima réclament leur évacuation
Par Caroline Bruneau, Le Figaro, 05/07/2011

Plus de trois mois après la catastrophe, la radioactivité constatée à Fukushima dépasse déjà celle qui avait entraîné l’évacuation de la zone autour de Tchernobyl.

Les habitants de la ville de Fukushima, située à 60 kilomètre de la centrale, s’inquiètent de plus en plus en plus de leurs conditions de sécurité. Selon les dernières mesures réclamées par les résidents, le taux de radioactivité dans le sol a atteint 46.000 bécquerels par kilogramme. Selon les associations de résidents, ce taux dépassent celui qui avait provoqué l’évacuation de la zone de Tchernobyl. Il dépasse en tout cas largement la limite légale au Japon qui a été fixée à 10.000 bq par kg.

Les associations de résidents de Fukushima, qui compte 300.000 habitants, réclament désormais l’évacuation des personnes à risques. Pour les femmes enceintes ou les enfants, ces taux relevés pourraient s’avérer dangereux. Le professeur et spécialiste des radiations Tomoya Yamauchi, qui a mené ces analyses, explique que «la contamination des sols s’étend dans la ville. Les enfants jouent avec la terre, donc avec des substances hautement radioactives. L’évacuation doit être décrétée au plus vite». Dans le cas de Fukushima, c’est la terre qui est contaminée par des retombées radioactives. Les enfants exposés ont déjà été faiblement contaminés : des analyses menées par un laboratoire français de l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’ouest (Acro) sur des enfants de Fukushima a révélé que leur urine contenait du césium 134 et 137.

La semaine dernière déjà, le gouvernement japonais avait étendu la zone d’exclusion autour de la centrale. Une centaine de foyers de la ville de Date, à 60 kilomètres au nord-ouest de la centrale, ont été vidés de leurs habitants. Le problème était ici l’exposition directe aux radiations des habitants à cause des panaches dégagés par la centrale.

La limite de radioactivité qu’un être humain peut supporter sans risque , fixée à 20 millisiverts (mSv) par an, avait été atteinte à Date. Cette dose de radioactivité est la limite choisie par le gouvernement japonaispour décider ou non des évacuations des zones à risques. Selon la Commission internationale de protection radiologique, l’exposition à une dose annuelle de 20 mSv accroît de 0,1% le risque de développer des cancers. Dans des conditions normales, un être humain ne reçoit que 1mSv par an.

L’organisation de la recontruction patine

Peu après la catastrophe, 160.000 habitants avaient été évacués, mais près de la moitié a déjà regagné son domicile. Seules les personnes habitant à 30 kilomètres de la centrale ont eu l’interdiction de retrouver leur maison. Les associations réclament aujourd’hui l’élargissement de cette zone d’exclusion, un problème qui se heurte à la fois au coût d’indemnisation et aux graves problèmes d’organisation qui secouent la reconstruction du Japon.

Le ministre en charge de ces questions a démissionné la semaine dernière, quelques jours seulement après être arrivé à ce poste. Ses propos brutaux envers les victimes du tsunami, déclarant que le gouvernement n’aiderait «que les villes qui avaient des idées, mais pas les autres», ont remis une fois de plus le gouvernement de l’impopulaire Naoto Kan sous le feu des critiques. C’est pourtant ce gouvernement affaibli qui doit reconstruire des centaines de villes dévastées par la catastrophe. Le parlement a déjà voté 51 milliards d’euros pour aider cette reconstruction. Mais les personnes évacuées en raison de l’accident nucléaire ont pour l’instant touché seulement entre 800 et 2.500 euros d’indemnisation, payés par Tepco, l’opérateur de la centrale.

Selon un dernier bilan, le tremblement de terre suivi d’un tsunami le 11 mars dernier a fait 23.000 morts.

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http://www.lefigaro.fr/international/2011/07/05/01003-20110705ARTFIG00501-des-habitants-de-fukushima-reclament-leur-evacuation.php

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