子どもの尿からセシウム検出 – Du césium radioactif trouvé dans l’urine des enfants

福島市の子ども10人中10人の尿からセシウム検出 

2011年6月30日参議院議員会館

ACRO研究所ホームページ : http://www.acro.eu.org/

The Japan Times, vendredi 1er juillet 2011

Article original en anglais – The Japan Times 英語記事 (20011年7月1日付) —>

Du césium trouvé dans les tests d’urine des enfants.
Les groupes de citoyens exhortent le gouvernement à procéder à des vérifications approfondies sur tous les enfants la préfecture de Fukushima.

Par Mizuho AOKI
Rédacteur

De petites quantités de césium radioactif ont été trouvées dans l’urine de 10 enfants dans la ville de Fukushima, confirmant leur exposition aux radiations internes, a déclaré jeudi le groupe de citoyens qui a réalisé une enquête.

Le groupe, comprenant le Fukushima Network for Saving Children from Radiation, a demandé à l’ACRO une surveillance des rayonnements, ainsi qu’au laboratoire français indépendant d’échantillonnage d’effectuer des tests sur les enfants de ses propres membres.

L’ACRO avait effectué des tests en Biélorussie après l’accident de Tchernobyl.

Le groupe a déclaré qu’il ne pouvait pas juger si le niveau de contamination était grand ou petit, et a exhorté le gouvernement à mener des tests approfondis sur tous les enfants de Fukushima afin de trouver avec précision les niveaux de leur exposition interne, et de prendre les mesures nécessaires pour éviter toute contamination ultérieure.

Du césium-134 et du césium-137 ont été détectés dans les échantillons d’urine de tous les 10 enfants qui ont participé à l’enquête, âgés entre 6 et 16 ans.

La plus grande quantité de césium-134, qui a une demi-vie de 2 ans, était de 1,13 Becquerels par litre, elle a trouvée dans l’urine d’une fillette de 8 ans.

En ce qui concerne le césium-137, qui a une demi-vie de 30 ans, la plus grande quantité était de 1,30 becquerels par litre détectés chez un garçon de 7 ans.

Aucune trace d’iode-131 n’ont été trouvés dans le test.

Le gouvernement a fixé une limite de sécurité de 200 Becquerels de césium par litre d’eau.

Les échantillons ont été prélevés à la fin mai dans la ville de Fukushima, à plus de 50 km de la centrale de Fukushima-Daiichi.

«Tous les enfants (testés) sont contaminés… Actuellement, la politique (gouvernementale) est mise principalement sur l’exposition externe, mais l’exposition interne doit être prise en considération », déclare David Boilley, le Président de l’ACRO, lors d’une conférence de presse à Tokyo.

Boilley a déclaré que le niveau exact de la contamination ne peut être jugée par des tests d’urine seuls, car il n’y a pas de corrélation directe entre la contamination trouvée dans l’urine et la contamination dans l’ensemble du corps.

Il est difficile de juger le niveau de contamination, car les quantités de césium détectés étaient petites, a-t-il ajouté.

«Si c’est principalement dû au panache (à partir des explosions initiales des réacteurs à la centrale de Fukushima-Daiichi), les échantillons ayant été relevés deux mois après l’exposition, cela signifie que deux mois auparavant, la contamination devait être assez importante », a déclaré Boilley. «Si c’est principalement dû à la nourriture, alors c’est une contamination mineure. »

Pour obtenir une information sur le niveau de contamination, des tests d’urine en continu, ainsi que des tests plus complets sur le rayonnement interne, portant sur le corps entier, sont nécessaires, a-t-il dit.

Interrogé pour convertir les niveaux de Becquerel détectés en Sieverts, Boilley a déclaré : «Nous ne sommes pas capables de faire un tel calcul, car il dépend de nombreux paramètres et donnerait des chiffres que nous obtiendrions peut-être à tort, et nous préférons ne pas donner de chiffres à tort », a-t-il dit.

Masahiro Fukushi, un professeur de sciences radiologiques au Tokyo Metropolitan University, a déclaré à The Japan Times, qu’il est très difficile de déterminer la dose d’exposition interne lorsque la radioactivité dans l’urine est très faible.

« Il est très difficile de calculer la contamination quand la quantité détectée est très faible. Sans savoir quand et comment détecter le césium présent dans le corps, il y a une possibilité énorme de faire soit une surestimation, soit une sous-estimation », a déclaré Fukushi.

Il précise aussi que les vitesses d’absorption par le corps, et de rejet hors du corps, sont différentes selon que les substances radioactives ont été ingérées ou inhalées.

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Le site officiel d’ACRO : http://www.acro.eu.org/

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